Histoire du bagne

L'histoire des bagnards de Guyane recouvre un siècle de vie pénitentiaire, de condamnations, de travaux forcés, de privations de liberté, de colonisation vouée à l'échec. Décidé par Napoléon III

Le 27 mars 1852 Décret qui établit des bagnes à Cayenne (Guyane).

La loi du 30 mai 1854 crée officiellement les bagnes de Guyane

Les catégories de Bagnards

Les transportés : Plus de 50 000, en tout sont ceux qui ont été condamnés en assises aux travaux forcés. c'est-à-dire pour des meurtres, des tentatives de meurtre ou encore des vols commis la nuit dans une maison fermée et habitée.

Les relégués : Il est  décidé que tout délinquant ayant encouru quatre condamnations à l'emprisonnement en l'espace de dix ans peut être envoyé en Guyane. Ce sont les relégués. Ils seront quelque 16 000 à connaître ce sort.

Les déportés : Il s'agit de condamnés politiques. et ne seront qu'une infime minorité - on en dénombre à peine une petite cinquantaine. Ils ont une vie à part sur les îles du Salut, s'occupent de leur jardinet. Dreyfus est le plus célèbre d'entre eux.

Les condamnés sont soumis  à la règle du doublage. Au terme de leur peine, ils sont tenus de résider en Guyane pendant un temps égal à la durée de celle-ci. Ils sont alors dits «libérés», mais obligés de travailler sur place.                                                                                                                                                                          Par ailleurs, ceux qui ont écopé plus de huit ans de travaux forcés doivent rester à vie en Guyane.

Il faut attendre 1938 pour qu'un décret-loi supprime le bagne par extinction et 1953 pour voir les tout derniers détenus rentrer en métropole.

Informations tirées de l'Express

Saint Laurent du maroni

Le bagne de Saint-Laurent du Maroni n'était qu'un dépôt temporaire. Dans ce camp de la transportation, tous les condamnés débarquaient pour être ensuite envoyés dans les autres camps répartis sur le territoire Guyanais.
Il n'y a qu'un petit nombre de bagnards qui restait à Saint-Laurent. Ceux-ci étaient presque tous employés dans l'administration  et étaient des hommes considérés peu dangereux.

Mise en service en 1922, la Martinière, navire utilisé pour transporter les condamnés de l'Ile de Ré à Saint Laurent du Maroni, il pouvait transporter environ 750 personnes dont 650 forçats. Il a succédé à La Loire qui avait transporté les forçats vers la Guyane de 1900 à 1914

Tableau de Francis Lagrange (musée de Cayenne)

Les Îles du salut

Situées à environ 15 kilomètres au large de Kourou, les iles du salut sont composées de, l'île Royale, l'île Saint Joseph, l'ile du Diable qui n'est pas accessible au public.

Le bagne de ces trois îles a ête utilisé pour les condamnés récalcitrants et enclins à s'évader, ainsi que ceux nécessitant une surveillance particulière.

L'ile Royale :  C'est la plus grande des trois, c'est aussi celle qui comporte le plus nombre de bâtiments dont un hopital. Réservée au condamnés ayant à subir les plus lourdes peines.

L'île Saint Joseph : Elle est aussi appelée l'île du silence, car les condamnés n'avaient pas droit à la parole.

L'île du Diable : Après avoir servi de léproserie elle a été réservée aux détenus politiques. Cette île est connue pour avoir hébergé le capitaine Dreyfus d'avril 1895 à juin 1899.

 

Le bagne des Annamites

Départ du sentier du bagne des Annamites

Le camp Crique Anguille, plus communément appelé bagne des Annamites (car les prisonniers étaient principalement originaires d’Indochine), est un bagne français situé sur la commune de Montsinéry-Tonnegrande en Guyane.

Créé en juin 1931 en même temps que le camp La Forestière et le Camp Saut du Tigre, ce camp ne dépend pas de l’administration pénitentiaire, mais directement du gouverneur de la Guyane. Originellement, le camp comprenait sept bâtiments en bois, la maison du chef de camp, des cachots et un réfectoire, tous construits par les premiers bagnards.

En 1932, le bagne comptait 395 condamnés indochinois qui constituaient une main d’œuvre gratuite affectée à l’ambitieux projet de mise en valeur du vaste territoire de l’Inini alors entièrement recouverte de forêts. Les premières pistes sont tracées à partir de 1934.

À partir de 1939, les détenus sont progressivement libérés à la fin de leur peine. Lors du déclenchement de la guerre en 1940, les tirailleurs sénégalais qui officient comme gardiens furent remplacés par des militaires guyanais.

Le camp est définitivement fermé en 1945. Les Indochinois qui y sont encore, sont graciés et s’installent dans la ville de Cayenne pour y fonder ce qui est encore aujourd’hui appelé le quartier chinois.

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